Dans un système de ventilation par insufflation-extraction, la VMC ne fait qu'une partie du travail : le caisson extrait, et l'air neuf entre par les entrées d'air autoréglables posées sur les menuiseries ou en paroi des pièces principales. On pense à dépoussiérer les bouches d'extraction, rarement à ces orifices d'entrée. Résultat : la VMC tourne bien, le caisson est propre, et le logement ne se renouvelle pas. L'entrée d'air est le maillon faible le plus fréquemment négligé.
Ce que contient une entrée d'air autoréglable
- un clapet mobile qui s'ouvre sous l'effet de la dépression du logement ;
- un joint périphérique qui colle le corps au dormant ou à la paroi ;
- un grille et feutre filtrant côté extérieur, qui retient poussières et insectes ;
- parfois un réglage de débit minimal (lame ou vis de butée).
Le mécanisme est passif et robuste ; c'est précisément pour cela qu'il s'encrasse sans jamais tomber en panne visible. Aucun voyant ne signale un clapet bloqué : contrairement au caisson, une entrée d'air muette reste silencieuse des années, pendant que l'humidité remonte dans les chambres et que les vitres se mettent à suinter le matin.
Les trois signes d'une entrée d'air morte
- Le clapet ne bouge plus. Présentez une feuille de papier à l'orifice : si elle n'est ni aspirée ni repoussée au cycle de la VMC, l'entrée ne débite pas. Un clapet grippé par la graisse ou la peinture de ravalement reste bloqué fermé.
- Le feutre est colmaté. Côté extérieur, un feutre gris-nois ne laisse plus passer l'air. Le remplacement est une question de minutes.
- Le joint est décollé. Une entrée mal collée laisse entrer l'air en lame continue : la régulation d'humidité ne fonctionne plus, et les nuits d'hiver deviennent sifflantes.
La vérification annuelle, en cinq gestes
- Dépoussiérer la grille intérieure à l'aspirateur à brosse, sans démonter le clapet.
- Contrôler la mobilité du clapet au doigt : il doit battre librement, sans point dur.
- Remplacer le feutre filtrant extérieur, ou le rincer à l'eau claire et laisser sécher si le fabricant l'autorise.
- Vérifier l'adhérence du joint périphérique, le reposer un joint neuf si besoin.
- Mesurer le débit à l'orifice à l'anémomètre à fil chaud : on ne compare pas deux entrées entre elles à distance égale du caisson, mais on compare chaque entrée à sa valeur avant intervention et aux valeurs annoncées par le fabricant à 20 Pa.
Cinq entrées d'air, un caisson
Le calcul de débit réglementaire d'un logement suppose l'amenée d'air assurée dans chaque pièce principale. En neutraliser une ou deux suffit à reporter le débit d'extraction ailleurs, donc à faire chuter le renouvellement d'air de l'ensemble. Un bilan d'entrée d'air se fait à l'aspirateur, au papier et au thermomètre, avant de suspecter un caisson encrassé : dans un logement ancien, c'est presque toujours par là qu'il faut commencer.






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