VMC simple flux : bouches à débit constant ou terminaux modulés

Deux familles de terminaux en simple flux

Bouche à débit constant : la réponse stable, le débit figé

Elle se règle une fois pour toute, par volet cranté ou cache calibré, et présente trois avantages en extraction mécanique.

  • Le débit reste conforme à la note de calcul même si la pression du réseau évolue après fermeture d'une autre branche.
  • Le comportement acoustique est prévisible : à débit imposé, la perte de charge de la bouche absorbe l'excédent de pression au lieu de le convertir en sifflement.
  • Le coût et la maintenance sont faibles : un nettoyage annuel et un contrôle de réglage suffisent.

En contrepartie, le débit appelé par la cuisine ne bouge pas quand quatre personnes cuisinent ou quand la salle de bains vient d'être utilisée. Pour rattraper ces pointes, on équipe la cuisine d'un puisage plus fort ou d'une hotte indépendante raccordée sur un conduit distinct, et la salle de bains d'une extraction commandée par l'interrupteur d'éclairage.

Modulates et bouches à seuil : adapter l'extraction à l'occupation

Le terminal à seuil hygroréglable est le pendant, côté extraction, de la VMC hygroréglable. Un corps de touche en tissu de couleur, ou un capteur mécanique, augmente la section utile quand l'humidité relative franchit un seuil fixé par le fabricant. Le débit monte alors vers la valeur de pointe, typiquement 30 à 130 m³/h en cuisine selon le modèle et la pression disponible, puis redescend au débit de base.

  • Débit de base réduit : le caisson travaille plus bas, le bruit et la consommation baissent sur les heures creuses.
  • Pointe automatique : pas de commande à tirer, pas d'oublis de la part des occupants.
  • Sensibilité à la poussière et aux graisses : un terminal encrassé reste bloqué en position basse, ce qui fait chuter le débit mesuré bien avant la panne du moteur.

Le dimensionnement du caisson doit tenir compte du débit installé, c'est-à-dire de la somme des débits maximaux des bouches, et non de la seule valeur de base. Un caisson choisi sur le débit de base sera insuffisant dès lors que trois modulates ouvrent simultanément.

Le rôle des entrées d'air et des transfers

Le simple flux est un circuit en dépression : l'air extrait appelle de l'air neuf par les entrées des pièces principales. Sans entrée d'air calibrée, ou sans transfert suffisant sous les portes, le réseau ne débite pas et les menuiseries deviennent le chemin de fuite principal. Les valeurs usuelles sont les suivantes.

  • Entrées d'air autoréglables en façade de séjour et de chambres, calibrées au débit minimal réglementaire, avec bloque-volet pour les chambres sensibles au bruit de rue.
  • Jeu de transfer de 2 cm de hauteur sous les portes intérieures, soit environ 50 cm² de section libre par porte de pièce desservie par une extraction.
  • Aucune entrée d'air dans les pièces d'extraction : cuisine, salle de bains et WC sont en dépression et doivent rester alimentées par les transfers depuis les pièces principales.

Contrôles de mise en service

La réception d'une installation par extraction mécanique se fait à l'anémomètre ou au capot de mesure, toutes les portes en position de transfer. On vérifie le débit à chaque bouche, l'uniformité des débits de base entre bouches identiques et l'absence de sifflement à 1 mètre. Un écart de plus de 20 pour cent entre deux bouches identiques signale une gaine pincée, un coude écrasé ou un registre mal réglé. Enfin, la mesure du débit global au caisson doit rester cohérente avec la somme des bouches : un écart important traduit une fuite sur le réseau ou sur les caissons de raccordement dans les volumes non chauffés.