Étape 1 : vérifier que le caisson est alimenté
Le premier réflexe n'est pas le moteur : c'est le tableau. Sur un circuit dédié comme le veut la NF C 15-100, repérez le disjoncteur qui alimente la VMC, vérifiez-le franchement enclenché, puis mesurez la tension en sortie au multimètre en alternatif. Deux pièges fréquents : un disjoncteur qui paraît enclenché mais a déclenché intérieurement (levier bloqué entre les deux positions), et un différentiel 30 mA qui a sauté sur un défaut d'isolement — moteur humidifié par une infiltration, ou résistance de préchauffage éventuelle.
Si le différentiel retombe systématiquement au bout de quelques minutes, cherchez le défaut d'isolement avant d'accuser le moteur : la cause classique est un condensat qui coule dans la boîte de dérivation du caisson. Caisson ouvert, alimentation coupée, on sèche, on vérifie la pente du châssis et la libre évacuation des condensats, puis on réenclenche.
Étape 2 : commande de vitesse et transformateur 24 V
Les caissons classiques à trois vitesses utilisent souvent un transformateur 24 V pour alimenter le circuit de commande — celui des solénoïdes des bouches hygro en simple flux comme celui des interrupteurs à cordon. Le transfo est le composant qui lâche avant le moteur : il chauffe, ses condensateurs vieillissent, il ne rend plus que 12 V en charge, et ni les bouches ni le sélecteur ne claquent plus.
- Mesurez le 24 V en sortie du transfo, caisson en marche : moins de 20 V en charge annonce la fin de vie, le remplacement coûte peu.
- Sur les caissons électroniques récents, plus de transfo mais une carte : la LED de diagnostic clignote un code, comptez les éclats et lisez la notice.
- Le contacteur de vitesse s'use : un contact charbonné peut rendre le 230 V sur la position 1 et rien sur la position 3 — testez position par position, sortie par sortie.
Étape 3 : moteur, condensateur, roulements
Si le 230 V arrive bien au moteur et que rien ne tourne, trois diagnostics. Le condensateur de démarrage (petit parallélépipède bleu ou noir des moteurs asynchrones) : débranchez, déchargez ses pattes, mesurez la capacitance — 4 µF annoncés pour 2,5 µF lus, il est mort et le moteur grogne sans démarrer. Les roulements : moteur arrêté, faites tourner la turbine à la main ; un point dur ou un grattement régulier les signe, et sur un caisson de plus de douze ans le moteur se change plutôt qu'il ne se répare. Enfin le blocage mécanique : une pale retenue par un emballage oublié après intervention, ou un volet antiretour grippé en position fermée, donnent le même symptôme qu'un moteur mort.
Règle de sagesse : au-delà de douze ans et hors garantie, un caisson muet se remplace plutôt qu'il ne se répare, à performances équivalentes — un moteur EC neuf consomme le tiers de ce que consommait le moteur à condensateur de même calibre.


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