Devis de curage et d'entretien de VMC : ce que la ligne par ligne doit contenir

Le forfait « curage VMC » n'est pas une prestation définie

Sous ce libellé vague se cachent des réalités très différentes : un simple dépoussiérage des bouches visibles en une heure, ou une intervention complète avec démontage de chaque bouche, aspiration du réseau, nettoyage du caisson et contrôle aéraulique final. La différence de prix du simple au double ne traduit pas une marge, mais un périmètre. Avant de signer, le devis doit répondre à six questions.

1. Le périmètre chiffré en unités, pas en Lots

  • Nombre de bouches démontées et nettoyées, par pièce (les bouches hygro-réglables demandent un nettoyage de capteur spécifique, mentionnez-le).
  • Linéaire de gaines concerné, en mètres, et son accessibilité : trappes existantes, réseau encaissé non ouvrable, gaine souple nettoyable ou non.
  • Nature du caisson : simple ou double flux, filtre air neuf et filtre air extrait inclus ou non, échangeur à laver inclus ou non.

2. La méthode, pas seulement le résultat

Une ligne « curage par brossage + aspiration » doit préciser l'outillage : aspirateur à filtre HEPA ou HEPA13, brosses hérisson pour le rigide, perches flexibles pour le semi-rigide. Une intervention sur réseau souple annelé très encrassé ne se décrète pas « nettoyable » sans photo avant/après : si le devis promet un rendu blanc sur une gaine souple de quinze ans, méfiance.

3. Les mesures de contrôle, la vraie garantie

C'est la ligne qui distingue un curage d'un dépoussiérage : le relevé des débits en chaque bouche après intervention, à l'anémomètre, comparé aux débits de consigne, et la comparaison avant/après de la dépression du logement. Ces mesures coûtent vingt minutes et valent la prestation : sans elles, personne ne peut prouver que le colmatage était bien la cause du déficit de ventilation constaté.

4. Les consommables explicités

  • Filtres neufs : classe indiquée (grosses particules, ePM1 pour une double flux), quantité, prix à l'unité.
  • Pièces d'usure éventuelles : courroies, silentblocs, joints de regards, siphon de condensats.
  • Évacuation des déchets : les filtres colmatés et les gaines déposées partent en filière déchets, la ligne doit exister.

5. Le procès-verbal livré

Exigez un document daté avec : photos avant/après du caisson et d'une gaine, relevé des débits pièce par pièce, vitesse de consigne retenue, date du prochain entretien recommandé. En tertiaire, ce PV alimente le registre d'entretien opposable ; en copropriété, il justifie la ligne « menus travaux » récupérable ; chez un particulier, il sécurise la garantie en cas de litige sur un débit insuffisant.

6. La fréquence écrite au contrat

Un contrat d'entretien sans calendrier est un abonnement. Le rythme dépend de l'exposition : filtrage air neuf en zone urbaine, cuisine professionnelle ou présence d'animaux accélèrent le colmatage. En résidentiel standard, un contrôle annuel avec changement de filtres deux fois par an est une base honnête ; en tertiaire, un suivi trimestriel sur les filtres et semestriel sur les organes mécaniques est le standard des contrats bien rédigés.