Sur un simple flux autoréglable, tout se joue aux bouches. Le caisson, lui, débite ce qu'on lui demande ; ce sont les modules autoréglables qui répartissent les débits pièce par pièce et stabilisent le flux malgré les variations de pression du réseau. Encore faut-il les choisir dans la bonne classe.
Le principe du module autoréglable
Une bouche autoréglable intègre un module qui module sa section de passage pour maintenir un débit constant dans une plage de pression donnée — typiquement 70 à 140 Pa. Résultat : la cuisine continue d'extraire ses 30 m³/h même quand une fenêtre s'ouvre et fait chuter la dépression, et l'extraction ne s'emballe pas quand toutes les portes sont fermées.
Lire l'étiquette des classes
Le classement français des bouches autoréglables (liste CSTB) indique pour chaque modèle le débit nominal et la plage de pression de fonctionnement. On distingue :
- Les bouches à seuil, dites hygroréglables simple flux, qui ferment une partie de leur section quand l'humidité baisse — le débit suit l'occupation ;
- Les classes de débit constant pour l'extraction cuisine (palier 1 et palier 2, de 30 à 135 m³/h) ;
- Les classes pour pièces principales, séjour et chambres, de 7 à 45 m³/h ;
- Les classes « confort acoustique », à section plus large, qui font chuter la vitesse d'air et donc le bruit de bouche.
Mixer les classes dans un même réseau
C'est la règle, pas l'exception : chaque pièce reçoit la classe correspondant à son débit réglementaire (arrêté du 24 mars 1982 : 75 à 135 m³/h en cuisine selon le nombre de pièces principales, 30 m³/h en salle de bains, 15 m³/h en WC, 7 à 45 m³/h en séjour). Le dimensionnement du conduit et du caisson se fait sur le cumul des débits avec un coefficient de simultanéité — on ne cumule pas tous les paliers deux de toutes les cuisines d'un immeuble.
Le point de rupture : les entrées d'air
Un simple flux autoréglable est un système à pression modérée qui ne vainc que 150 à 200 Pa de pertes de charge. Si le remplacement des fenêtres s'est accompagné d'entrées d'air sous-dimensionnées ou obstruées, le débit s'effondre quoi qu'on fasse aux bouches : le caisson travaille en dépression excessive, il consomme plus, il siffle, et il n'extrait rien. Le contrôle de conformité commence par la mesure du débit en haut de chaque montant, bouches en place, et non par la pression du caisson.
- Vérifiez les entrées d'air des pièces principales (section minimale réglementaire, jamais obstruées par un meuble ou un rideau).
- Mesurez le débit en sortie de toiture : un simple flux conformesort entre 70 et 90 % du cumul théorique des débits nominatifs.
En synthèse : une installation à 15 bouches coûte deux fois moins cher en bouches mal classées qu'en interventions de dépannage. Le classement se relève pièce par pièce, bouche par bouche, au moment de la visite annuelle.






Validez votre connexion