Dans une installation hygroréglable, les bouches de cuisine, de salle de bains et de WC sont les premières à rendre l'âme : elles travaillent à 90 % d'humidité en pointe, elles sont aspergées de graisse en cuisine, et leurs petits moteurs usent leurs engrenages avant le caisson, qui tourne lui a vingt ans. Le bon réflexe est de changer le module et de conserver le corps d'encastrement dans le conduit : c'est exactement pour ça que les fabricants les ont conçus séparés. Encore faut-il choisir le module qui ira dans le trou existant et qui débitera comme l'ancien.
Les trois mesures à prendre avant de commander
- Le diamètre d'encastrement : on démonte le module en le tournant d'un quart de tour, et on mesure le diamètre du corps qui reste dans le conduit. Les familles courantes sont 125, 150 et 160 mm pour les extraction. Un module trop petit se bricole avec un réducteur et siffle, un module trop grand ne tient pas.
- Le débit de la bouche : il est souvent imprimé sur la face interne du corps, sous la forme d'une plage en m3/h avec une pression de référence, ou d'une classe de débit constant. Le règlement impose des débits par pièce : le remplacement doit conserver la même plage, pas la plus proche disponible.
- Le type d'alimentation : secteur par bornier dans le corps d'encastrement, ou pile dans le module. Sur un module à pile, la panne est souvent la pile et non le capteur.
Module motorisé ou passif : vérifier la compatibilité électrique
Un module hygroréglable motorisé attend la tension du circuit de commande, et non celle de la phase force tout ou rien : sur un caisson trois vitesses, la bouche hygro se branche sur le fil de vitesse correspondant à la vitesse de base. Si le nouveau module est livré avec un raccordement différent, on ne improvise pas : on relit le schéma du caisson et on garde la vitesse d'alimentation d'origine. Une bouche alimentée en vitesse deux en permanence s'use plus vite et crée une sur-extraction en palier bas.
Cas particulier : si le module n'est plus fabriqué et que la gamme est fermée, deux options restent. Soit on change le corps et le module, en reperçant la plaque de finition au nouveau diamètre, soit on remplace la bouche par un modèle à débit constant autoréglable, qui n'a ni capteur ni moteur et qui se comporte comme une bouche hygroréglable de petit débit : c'est parfois la réparation la plus fiable dans une cuisine tres encrassée.
Repositionner, tester, et relever le débit
La pose se termine par trois vérifications qui prennent deux minutes. Le module doit tourner librement dans son corps sans point dur, le joint périphérique doit être en place sinon l'air passe à côté du capteur, et le capteur doit réagir : on approche un verre d'eau chaude ou on souffle dessus à l'air expiré, le volet doit bouger en une à deux minutes. Enfin, après remplacement d'une bouche de cuisine, un relevé au débitmètre à la bouche confirme que l'on retrouve le débit réglementaire, parce qu'un module monté à l'envers ou un joint pincé font perdre un quart du débit sans aucun bruit visible.


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