Installer la terminaison de toiture d'une VMC : debut d'emboîtement, toit incliné et sortie murale

Le débat entre sortie de toiture et sortie en mur pignon est tranché ailleurs et n'est pas le sujet : les deux se valent dès lors que la terminaison est correctement posée. Le point qui décide vraiment de la tenue de l'installation est l'emboîtement : la façon dont la sortie d'air s'accroche à la couverture et à son pare-air. Une terminaison parfaite posée à l'envers d'un emboîtement déborde, et une sortie sous-faissée de vingt centimètres se met à goutter à la première neige fondante.

Terminaison sur toit incliné : la règle des recouvrements

Une sortie sur toit incliné se pose comme un element de couverture, c'est-à-dire dans l'ordre des recouvrements : l'habillage bas passe sous les éléments amont et sur les éléments aval, jamais l'inverse. Sur les systèmes à tablier souple, le tablier se noye sous les tuiles ou les ardoises et remonte sur le solin rigide, sans pli ni tension. Trois erreurs reviennent dans les diagnostics de gouttière.

  • Le débord latéral insuffisant : les tabliers souples travaillent bien, mais les laques se recouvrent mal sur les pentes faibles, ou sous la neige. Un recouvrement minimal est donné par le fabricant en fonction de la pente, et la pente de la toiture décide seule.
  • Le déboîtement au faîtage : une sortie placée trop près du fait subit les tourbillons de crête et perd son tirage par vent de face. On s'écarte de la ligne de faitage, quitte a rallonger la canne verticale d'un élément.
  • La suspension de la gaine sur la terminaison : le poids du réseau repose sur les colliers et les tiges filetées, jamais sur le corps de sortie, dont l'étanchéité n'est pas calculée pour porter.

Sortie en façade ou en mur pignon : hauteur et distances

Une terminaison murale doit rejetter l'air extrait à l'extérieur des ouvertures et des entrées d'air de la même façade, à une distance horizontale suffisante pour éviter le court-circuit entre sortie et entrée. La sortie se place au-dessus du niveau des baies les plus proches, et à distance des limites séparatives quand le voisin expose des chambres : les règles de distance sont données par le document technique unifié de la ventilation et par le règlement sanitaire, et le relevé se fait au mètre avant de percer, pas après la réclamation.

Le cas du conduit collectif et du chapeau coupe-vent

Sur une conversion de souche collective vers des extracteurs individuels, chaque sortie de toit doit être munie d'un chapeau adapté au conduit existant et non d'un manchon improvisé : le chapeau remplace la fonction de protection du conduit et assure le refoulement vertical par vent. Sur une colonne unique, la sortie finale garde son chapeau d'origine avec son débouché libre, et l'on vérifie au passage que le faîtage ne masque pas le tirage des derniers niveaux.

Le test qui valide la pose

Une terminaison se juge trois fois : à la pose sous la pluie ou à l'arroseur, sur l'arase et le tablier ; à la mise en service au débitmètre, pour vérifier que le vent dominant ne fait pas chuter le débit du réseau qu'elle dessert ; au premier hiver, pour vérifier l'absence de givre sur la lèvre inférieure. Les trois coûtent quelques minutes, et évitent la reprise de couverture qui coûte une journée.