Premier réflexe : distinguer les trois origines
Un caisson qui contient de l'eau en hiver a trois causes possibles, et elles ne se corrigent pas de la même façon. La condensation sur l'échangeur, normale en petite quantité. La condensation dans le conduit, qui elle signale un défaut de pose ou d'isolation. Et la pluie ou la neige introduite par l'emballage extérieur, qui n'a rien à voir avec la ventilation.
Test 1 : la couleur et l'odeur de l'eau
Eau claire et inodore en petite quantité dans le bac du caisson : condensation de fonctionnement, à évacuer normalement. Eau grisâtre et odeur de moississure : condensation stagnante depuis plusieurs semaines, avec développement biologique ; le réseau est à nettoyer et le bac à désinfecter. Eau avec traces de rouille ou de poussière de maçonerie : entrée d'air ou d'eau par le traversée de mur, à traiter coté façade.
Test 2 : où se trouve le point bas
Un conduit horizontal côté air extrait doit avoir une pente vers l'extérieur. En cas de pente inverse, le condensat stagne au point bas et remonte par capillarité jusqu'au caisson. Le contrôle est simple : on passe la main le long du conduit en vérifiant la pente au niveau à bulle, tronçon par tronçon. Une pente de 1 à 2 % dans le sens du flux est la règle ; à 0 %, l'installation est non conforme et gouttera chaque hiver.
Test 3 : le point de rosée de l'air neuf
En double flux, l'air neuf arrive à -5 °C et traverse l'échangeur où il se réchauffe au contact de l'air extrait. Le point de rosée se situe donc dans l'échangeur, côté air neuf, et c'est le rôle du bac et du siphon de dégivrage de l'évacuer. Symptômes d'un bac saturé ou d'un siphon pincé : eau qui sort par le dessous du caisson alors que le conduit extraction est sec. Correctif accessible : dégager l'évacuation, vérifier que le siphon n'est pas sec, contrôler le déclenchement du dégivrage au-delà de 0 à -3 °C extérieur.
Test 4 : l'emballage terminal
Une touche de toit mal calfeutrée ou un chapeau d'extraction orienté vers les vents dominants envoie l'eau dans le conduit par pluie battante. Le contrôle se fait à l'arroseur, pas à l'oeil : vingt minutes de jet dirigé sur la sortie et l'on regarde où l'eau apparait. Correctifs : repositionner la touche, poser un manchon de gouttière, ou corriger l'orientation.
Les remèdes de fond
- Isoler le conduit d'air extrait lorsqu'il traverse un volume non chauffé : c'est la cause n°1 des condensats en combles ventillés. Un conduit non isolé dans un comble à 2 °C condense plusieurs litres par nuit de gel.
- Remonter la vitesse en pointes d'usage plutôt que de laisser un débit moyen faible permanent : l'air qui circule vite dépose moins.
- Vérifier le bac et son siphon deux fois par an, en fin d'été et en fin d'hiver.
Un caisson qui présente plus d'un demi-litre d'eau en pleine saison de chauffe, hors épisode de dégivrage, n'est pas normal : il traduit un défaut de pose. Le consigner et le traiter, car un condensat permanent est le prélude d'une moississure de faux-plafond.






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